La médiation familiale libérale a des caractéristiques qui la distinguent d'autres pratiques du bien-être : ses dossiers impliquent plusieurs parties simultanément, la facturation peut être partagée entre la famille et la CAF, et le processus dure plusieurs mois. La micro-entreprise s'adapte à cette réalité, avec quelques spécificités à anticiper.

La micro-entreprise : souplesse pour un démarrage progressif

Le démarrage d'une activité de médiation familiale libérale est souvent progressif. Les premiers dossiers viennent du réseau de prescripteurs (avocats, JAF, CAF) qui se constitue sur plusieurs mois. La micro-entreprise absorbe parfaitement cette montée en charge : 22 % du CA en cotisations (CIPAV incluse), zéro charge fixe de statut les mois sans activité.

Si vous exercez dans des locaux mis à disposition par la CAF, un tribunal ou un centre social dans le cadre d'une convention, vos charges sont limitées — les 34 % d'abattement forfaitaire couvrent largement les frais réels (supervision, documentation, déplacements ponctuels).

La spécificité de la facturation en médiation

La facturation en médiation familiale libérale est plus complexe que pour une séance individuelle classique. Chaque médiation implique plusieurs parties (les deux parents, par exemple), et la facturation peut être partagée entre :

Un logiciel de gestion adapté doit permettre de suivre ces différents flux de paiement par dossier, d'émettre des documents clairs pour chaque partie et de tracer les participations institutionnelles pour le reporting CAF.

Quand l'EI au régime réel devient plus pertinent

Si vous avez un cabinet propre — une salle de médiation et une salle d'attente séparée pour permettre l'accueil des parties sans confrontation — le loyer annuel représente un poste de charges important. Ajoutez les supervisions régulières obligatoires pour maintenir la qualification professionnelle (50 € à 100 € par heure de supervision), les formations continues et les frais d'adhésion aux associations professionnelles : vos charges réelles peuvent dépasser 34 % de votre CA. L'EI au régime réel BNC permet de les déduire intégralement.

Cumul avec un poste dans le secteur social

De nombreux médiateurs familiaux exercent leur activité libérale en complément d'un poste salarié dans le secteur social, judiciaire ou de l'éducation. Ce cumul est courant et juridiquement possible si votre contrat de travail ne contient pas de clause d'exclusivité sur les activités de médiation. Les cotisations de la micro-entreprise s'appliquent uniquement au CA libéral, sans interaction avec votre revenu salarié.

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Questions fréquentes

Quel est le taux de cotisation d'un médiateur familial auto-entrepreneur ?

Environ 22 % du CA, incluant la CIPAV, la prévoyance et la formation professionnelle. Zéro cotisation les mois sans activité — utile pendant la constitution du réseau initial.

L'abattement de 34 % est-il suffisant pour un médiateur familial ?

Oui si vous utilisez des espaces mis à disposition. Non si vous louez un cabinet propre à l'année avec supervision régulière — l'EI au régime réel BNC devient alors plus avantageux.

Comment facturer les séances en convention CAF ?

Une facture globale par mesure, avec suivi distinct de la contribution CAF et du reste à charge familial. Un logiciel de gestion permet de tracer ces deux flux de paiement pour chaque dossier.

Peut-on cumuler micro-entreprise de médiateur familial et emploi salarié ?

Oui, fréquent dans le secteur social ou judiciaire. Vérifiez l'absence de clause d'exclusivité dans votre contrat. Cotisations calculées uniquement sur le CA libéral.

Faut-il mentionner le DEMF sur les factures ?

Non légalement — seul le SIRET est obligatoire. Mais mentionner le DEMF est une bonne pratique qui rassure familles et prescripteurs sur votre qualification.