Le diététicien libéral exerce sans conventionnement Sécurité sociale — ce qui signifie que ses consultations sont financées directement par ses clients, parfois partiellement remboursées par les mutuelles. Cette réalité économique impose une construction rigoureuse de l'activité dès le départ : positionnement, réseau de prescripteurs et tarification doivent être pensés ensemble.

Étape 1 : valider son diplôme et adhérer à l'AFDN

Le BTS Diététique (ou équivalent reconnu) est le prérequis légal pour utiliser le titre de diététicien. Sans ce diplôme, l'exercice sous ce titre expose à des poursuites pour usurpation de titre. Une fois diplômé, l'adhésion à l'Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN) renforce la crédibilité professionnelle et l'accès aux réseaux de formation continue.

Étape 2 : créer son entreprise et s'assurer

La micro-entreprise est le statut de départ adapté pour la majorité des diététiciens libéraux. Créez votre entreprise sur le site de l'INPI. Souscrivez une RC Pro avant de recevoir vos premiers clients — en diététique, la responsabilité peut être engagée si un conseil nutritionnel entraîne des complications chez un patient souffrant d'une pathologie. Pour les détails du statut, consultez notre guide sur le statut juridique du diététicien libéral.

Étape 3 : équiper son cabinet

Le bilan nutritionnel initial nécessite des mesures précises. L'équipement de base comprend :

Un modèle hybride — bilan initial en cabinet, suivis en visio — permet de réduire les besoins en espace physique et d'accueillir des clients à distance.

Étape 4 : définir son positionnement

La diététique libérale couvre des populations très différentes. Un positionnement précis facilite la communication et le bouche-à-oreille :

Étape 5 : construire son réseau de prescripteurs

Les médecins généralistes orientent régulièrement des patients vers un diététicien. Déposez vos coordonnées dans les cabinets médicaux de votre secteur. Les gastro-entérologues, endocrinologues et cardiologues constituent un réseau complémentaire selon votre positionnement. Les pharmaciens, les sages-femmes (alimentation pendant la grossesse) et les pédiatres sont des prescripteurs moins évidents mais très efficaces dans leur domaine.

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Questions fréquentes

Quelle clientèle cibler en diététique libérale ?

Perte de poids durable, troubles digestifs fonctionnels, diabète, diététique sportive, grossesse, allergies alimentaires. La spécialisation renforce la crédibilité et facilite le bouche-à-oreille médical.

Quel matériel faut-il pour ouvrir un cabinet de diététique ?

Balance de précision, impédancemètre (500-2 000 €), logiciel nutritionnel professionnel (200-800 €/an). Budget de démarrage : 1 000 à 3 000 € selon le niveau d'équipement.

Comment trouver ses premiers clients en diététique libérale ?

Médecins généralistes, gastro-entérologues, endocrinologues, cardiologues, pharmaciens, sages-femmes. Les salles de sport et clubs sportifs sont des lieux de visibilité pour la diététique sportive.

Un diététicien libéral peut-il prescrire des compléments alimentaires ?

Non. La prescription est réservée aux médecins. Le diététicien peut recommander des compléments alimentaires dans son conseil nutritionnel, mais pas les prescrire au sens médical.

La diététique libérale peut-elle se pratiquer en visio ?

Oui pour les bilans alimentaires et suivis. Les mesures anthropométriques (poids, composition corporelle) nécessitent un cabinet. Le modèle mixte (bilan initial en cabinet + suivis en visio) est très répandu.